Kruger Park

(WE de Pâques, suite et fin)


Dimanche 8 avril 2007.


Nous quittons Sabi Sand Game Reserve en fin de matinée pour nous diriger vers Crocodile River par le Park.
La C4 tient le choc.

Les filles à l'arrière s'empifrent régulièrement; mais était-ce nécessaire de le préciser?... (c'est qu'ils ont des smartises ici...)



A la porte (Orpen gate) du parc, on ne nous laisse pas passer d'abord.

Afrique oblige.

Puis, je ne sais par quels moyens diplômatiques (oui, il y en eu plusieurs), les garçons parviennent à nous faire passer.
Il faut dire que le WE de Pâques correspond au WE le plus touristique de l'année et tous les hôtels et campings à l'interieur du parc sont pleins. D'où notre expatriation à Sabi , et ce soir, de l'autre côté de la rivière Crocodile.

Un petit pipi avant de s'engouffrer dans le parc est recommandé: il est interdit de sortir de la voiture en dehors des aires autorisées. On comprend aisément pourquoi quand on se retrouve nez à nez avec certains animaux...



Très vite, nous rencontrons les premiers animaux sur le bord de la route.

On a du mal à redemarrer après les séances photos mais il est 13h et nous avons 200 km à faire avant 18h avec une vitesse maxi autorisée à 50km/h. En comptant les arrets photos et la pause déjeuner, c'est juste mais c'est jouable.
On prend donc l'option route goudronnée et arrêts chronométrés.



Sophie la Girafe



Caché derrière les fourrés, repéré aux jumelles, on trouve notre cinquième Big Five: le Buffle
(Pas de photo de celui ci, désolée).
Ca, c'est fait.



Après la pause déjeuner, dans l'euphorie de la rencontre d'un troupeau d'éléphant qui traverse la route, nous ratons un carrefour.
+ 50km sur l'itinéraire. Mauvaise pioche.
Là ça devient tendu du slip. Vitesse de croisière calculée à 70km/h, tant pis pour les règles, on veut pas dormir avec les hyènes.


Mais le peuple des Bandar Log nous ralentit . Y'en a qui sont assis sur la route, d'autres qui s'épouillent ou qui se chamaillent. Y en a même un qui se soulage devant nous.

La scène est chouette mais ensuite, il nous faut accélérer encore.

80km/h. Pourvu qu'il n'y ait pas un impala qui décide de traverser la route en courant. Ou pire, un rhino allongé sur la voie.

La luminosité commence à baisser.

Virage à droite.
Quand soudain, c'est le drame.
Un énorme éléphant marche lentement sur la route à la sortie du virage. Il a déjà immobilisé quelques voitures qui ne peuvent le doubler. Et qui n'essayent d'ailleurs pas.

On pile.

Sur Arté, ils disent que l'éléphant en rut bat des oreilles nerveusement, enroule sa trompe sur elle même et secrète du liquide hormonal. Sur Arté, ils disent qu'il faut surtout pas s'approcher d'un éléphant en rut parce que sont état de nervosité le rend dangereux et qu'il peut s'en prendre à n'importe qui. Sur Arté, ils montrent des éléphants en rut qui frappent des troncs d'arbres sur le sol avec leur trompe...




"- Oh Putain!!
- Il est énorme!! j'en ai jamais vu un aussi gros!
- T'as vu ses défenses: elles touchent presque le sol?!
- Eteins les essuie-glace! éteins les essuie glaces!!
- c'est ce que je cherche à faire!
(il s'avance droit devant nous)

- t'es prête à redémarrer?!
- j'ai mis la premiere mais il faut pas bouger.

(il est a 2 mètres face à nous)
- on dirait qu'il fait pipi quand il marche...
- Oh putain! il est en rut comme dans arté! Bougez pas les copains!"


Et là, il est à 50 cm de la voiture. Il suffirait d'un mouvement pour qu'il soulève la voiture de ses défenses de 2 mètres (chacune).

Florence a armé son appareil photo.
"Ne met pas de flash!!! "
L'éléphant nous regarde 3 secondes.
Respiration coupée, tachycardie, personne ne bouge.
Le doigt de Flo reste en suspension.
La bête se détourne.
Et tout le monde se liquéfie.


Alors on revient à la réalité et on redémarre en se disant qu'on aimerait pas être l'éléphante qui va passer un sale quart d'heure.

Ah c'est facile après de faire les malins!



Tout est bien qui finit bien, on passe la gate dans les temps et on arrive entiers jusqu'à notre lodge qui se veut de luxe mais qui hormis le prix, n'est pas à la hauteur du standing annoncé.
Enfin de toute façon, c'était le seul logement dispo.

Le lendemain matin, on comprend l'atout majeur de ce lodge: sa terrasse en face de Crocodile River où nous prenons un petit déjeuner de rois.



Ensuite, nous partons pour une petite balade dans le parc en entrant par Malelane gate.

Nous ne voyons rien de plus mais c'est agréable de rouler dans une jeep ouverte conduite par un guide. Ainsi, nous pouvons emprunter la piste au lieu des chemins goudronnés.


("Yann, prend la caméra. Mais Yann, prend la caméra!!")




De retour au lodge, de la terrasse, nous observons aux jumelles les animaux qui viennent s'abreuver à la rivière: troupeau de 28 éléphants (pas facile à compter d'ici mais on s'y est mis à plusieurs), des hippopotames debouts, couchés ou dans l'eau, et un crocodile lézardant sur la rive...

Effectivement on voit rien à l'oeil nu.





et là, c'est mieux?...

Bon, quand je travaillerai, je m'acheterai un zoom pour toi Public.


Après un déjeuner tardif sur la terrasse, il est temps de plier bagages car bison futé a prévu une circulation digne du dernier WE du mois d'août...

Toutes bonnes choses ont une fin


Ce qui a de bien, c'est que le WE prochain, on remet ça au Pilanesburg Park!!....

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Waa, incroyable! Je n'aurais pas été fier non plus face à cet éléphant!

Je découvre ton blogue en suivant un commentaire que tu as laissé chez asimbonanga. :) Je reviendrai, c'est promis!

Marie a dit…

Salut Olivier de Montréal!
merci pour ton commentaire, ça fait plaisir de toucher le continent Americain!
et par hasard, serais tu français à Montréal? j'ai mes cousins là bas depuis un an... on sait jamais avec le destin... ils viennent de Gap et s'appellent Damien et Sandra. Sinon, bienvenue quand meme sur savannahblog!!